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Dimanche 28 décembre 2008
Ne perdons pas espoir!
Cet article lu dans les chiottes du frérot  a de quoi nous réjouir...

Le règne des bourses plates
Diabolique surprise! (ça change de "divine") : l'homo sapiens devient stérile. La biodiversité est sauvée! Les hannetons et les baleines respirent avec la disparition de leur prédateur  suprême. Et notre bon Parisien (19/11) de questionner: "la survie de l'espèce humaine est elle menacée par les produits chimiques qui ont envahi notre vie quotidienne?" Je veux , mon neveu!
Examinons les termes de cette angoissante question: le mot "survie" est mal employé. Mieux vaudrait parler "d'infravie". Chacun sait qu'entre les millions de sous alimentés du Sud et les millions d'obèses du Nord, "la vraie vie est ailleurs" comme disait Rimbaud. Homo sapiens, coincé entre les impératifs de la quête de calories et les ravages du cholestérol, a depuis longtemps cessé de mener une vie digne de ce nom, consacrée à se remplir la tête et non la panse et à satisfaire ses besoins fondamentaux: le jeu, l'amour, la fête, la danse et la dépense inutile. Au terme de son évolution désastreuse, cet homo qui se croit "sapiens" n'est qu'un zombie décérébré qui usine des armes et se suicide dans la consommation de produits frelatés.
Alors cette stérilité? La science vient de prouver que la production de spermatozoïdes a diminué de moitié en dix ans. D'aucun nous diront, surtout d'aucunes, qu'il en reste assez pour fabriquer des mômes et ainsi, par le biais des allocs, acheter le dernier écran plat.
Certes! Mais quand même: nos burnes sont en danger. Surtout celles des Parisiens! sic! Les spermatos des Parigots sont "de moindre qualité, moins mobiles et difformes". Parigotes, vous savez ce qui vous reste à faire: venez en province où de belles roubignoles bien fournies vous attendent. On connaît les raisons de la dégénérescence des roupettes parisiennes: jeans trop serrés, chaleur des bouchons, position assise devant l'ordinateur, peur des femmes libérées qui vous fripent les gonades. Mais la cause de cette détumescence hormonale est ailleurs, dans la prolifération des pesticides et autres produits chimiques que nos bienveillants industriels déversent à foison dans la bouffe, les bombes aérosols, les déodorants, etc.
Voilà comment la surpopulation sera vaincue, par extinction de la famille nombreuse quand papa se parfume le zizi!

L'auteur de cette prose se nomme Arthur et était publié dans le Siné Hebdo du 3 décembre 2008.
Cela fait plaisir de rentrer en France pour lire de la belle poésie...
Par Pedro Gringo
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Jeudi 25 décembre 2008

Braves gens, adepte du petit Jesus ou du messie cosmoplanétaire,
Je vous souhaite un joyeux Noël!
Me voici rentré en France, un peu dégouté et fatigué

Vous avez même droit à une ultime photo
Avant de repartir au plus tôt...


Et pendant que nous nous gavons gaiement, une pensée pour ceux qui ne festoieront pas à leur faim, je veux parler de ces pauvres touristes là haut dans leur bus loin de leur contrée...

Par Pedro Gringo
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Jeudi 18 décembre 2008
Bonjour à Vous depuis Cusco, pour mes dernières heures dans cette ville qui me plait tant,
enfin dernières heures de 2008 car je compte bien être de retour avant le solstice d´été 2009...


Auparavant, quelques 50 heures de transport en moins de cinq jours pour me ramener au pied du sapin et des épicéas via Lima, Guayaquil, Madrid,  Paris et Aix.

Ensuite il sera tant de trouver un job mais nous n´y sommes pas encore.

Et puis il y a les projets à mon retour.
Retravailler avec Amaru Mayu.
Participer au développement du centre expérimental de permaculture de Santa Cruz.
Encore plus stimulant, les projets de reforestation que nous avons sur une parcelle que nous avons acheté à la sortie du village.
Et puis pourquoi pas le coupler avec une autre aventure du côté du Cusco dans la communauté de Chocco qui envisagent aussi des parcelles de reforestation...

Il y  a de quoi faire, on en reparlera.

En attendant vous avez le bonjour des enfants rencontrés lors d´une balade et... de ma crémière en dire ct du marché de Wanchaq!





















et un dernier aperçu des hauteurs de cette ville sublime...
Par Pedro Gringo
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Dimanche 14 décembre 2008
La question du jour:
d´où viennent ces deux bières rencontrées dans un bar de Cusco?
du Mexique, des usines allemandes, d´une abbaye belge, de la jungle bolivienne, d´un pays moins exotique?
A vous de me le dire... et je vous paye un coup en rentrant!
Par Pedro Gringo
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Mardi 9 décembre 2008
Je viens d´aller voir sur Google Earth a quoi ressemble la zone d´Apolo, c´est assez impressionant.
Quand vous êtes sur La Paz, vous partez plein Nord. Il y a deux icones qui s´affichent, Parque Nacional de Madidi, sur la frontière péruvienne et Rurrenabaque sur la frontière avec le département d´El Beni.
Un peu plus bas entre les deux, vous avez un cratère hallucinant c´est la pampa d´Apolo...
On observe du vert au fond des vallées là où le feu ne peut pas pénètrer ...
Par Pedro Gringo
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Lundi 8 décembre 2008
Bonjour a Vous,
comme promis voici l'article ''Wwoof et Permaculture'' et la page ''Textes choisis'' .

Après une nuit de transport je suis revenu dans la grande ville, à La Paz.
Je dois rencontrer quelques personnes et effectuer deux trois achats avant de rentrer doucement vers le Pérou et l'avion qui m'attend le 21 decembre à Lima.

Bien qu'épuisé je suis bien content de mon aventure a Santra Cruz et très enthousiaste pour la suite des évènements.
Il y a tellement de choses a faire là bas... notamment prendre des photos de la résistance locale contre l´impérialisme américain... ca fait peur, bahhhhhhhh!

 ...et des compères Natalia, Jhussef et Sergio devant le sommet local auquel s'accrochent quelques lambeaux de forêts. Merci a Julie pour la photo!
      Mais ce qui a de genial dans ce site, c'est qu'en montant un peu on se rend compte que de l'autre côté c'est quasiment vierge!..
Allez  ''Au boulot!''
Par Pedro Gringo
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Lundi 8 décembre 2008

Voici maintenant presque un mois que je me trouve en Bolivie pour réaliser un volontariat de type wwoof dans le centre expérimental de permaculture que tient Bruno avec l´aide de la communauté quechua dans laquelle nous vivons.

Aussi, il me semble judicieux d´expliquer de quoi il s´agit tant ces termes peuvent paraitre flous voire charabiesques vus de loin.

Le wwoof, c´est une organisation internationale qui met en relation des volontaires avec des hôtes du monde entier. Cela signifie World Wide Opportunities on Organic Farms. C'est a la base un systeme tres anglo saxon qui s'est beaucoup developpe en Australie notamment. Il s´agit généralement de fermes bio ou de structures aux objectifs plus larges. Le principe est assez simple, le wwoofer travaille quelques heures par jour dans le champ de son hôte en échange du gîte et du couvert. Il n´y a donc aucun échange sous forme monétaire ce qui permet assurément d´échanger bien d´autres choses, avant tout ses bras, des connaissances larges et variees et de la bonne humeur.

Ici, nous mettons donc en place un centre expérimental de permaculture andino amazonien dénommé Sacha Wasi, la ''maison des arbres''. Le terme permaculture est une contraction d´agriculture permanente.
La tradition ici est de créer des espaces de culture en mettant le feu à la végétation, ce qui fait reculer jour après jour la forêt au sein même du Parc National du Madidi  pourtant fierté nationale en Bolivie. La terre ainsi mise à nue permet une monoculture, généralement de coca qui va vite épuiser le sol.
Ensuite, seul un élevage plus qu´extensif peut y succéder. Les sols sont complétement lessivés, appauvris. Livrés à eux même ils laissent la place à une vegetation rase de type garrigue. Mais la tradition veut que l´on y mette encore fréquemment le feu afin d´y redonner de la fertilité (sic). Au final, on peut voir des pans entiers de collines avec des sols très erodés, où de rares vaches arpentent des pâturages tout sauf verdoyants.

Originalement, ces techniques avaient leur bien fondé. Cela permettait d´ouvrir des espaces avec un minimum de travail. Les tribus migraient ainsi d´une parcelle défrichée à une autre. Précisons que les vaches et les moutons visibles aujourd´hui sont arrivés avec les Espagnols. Il n´y avait pas d´élevage dans la forêt. Au vu de la faible densité humaine qui prévalait à l´Est des Andes, la forêt avait tout le loisir de recoloniser les terrains abandonnés. Mais aujourd´hui la donne démographique a changé. Pas la tradition. Et ce sont des hectares et des hectares de forêt qui partent en fumée chaque jour laissant derrrière eux des terres en phase de desertification.
Comme je l´avais expliqué dans mon ode aux champignons et aux paresseux, les sols tropicaux sont peu profonds, pauvres et acides. La strate contenant de la matière organique est très fine. Si on enlève le couvert vegetal, il n´y a plus d´apport de matière organique, le sol s´appauvrit et sous l´action du soleil sur le sol nu, la terre cuit littéralemet et forme des croutes telles des briques.

Aussi, le concept de permaculture permet de remédier à ce mal qui ronge l´Amazonie.
Une parcelle qui se crée doit produire de la nourriture sans appauvrir le sol et donc s´insérer dans l´équilibre naturel du lieu. Plus concrètement, une zone forestière est défrichée à la machette en sélectionnant quelques espèces arborescentes intéressantes pour la construction. Dans le cas de Bruno, il a repris un ancien verger abandonné depuis quarante ans et a donc avant tout conservé les fruitiers.

Les débris végétaux ainsi créés sont laissés au sol et vont se décomposer lentement ce qui n´est pas le cas des cendres qui sont lessivées aux premières pluies. Au delà du rôle d´engrais, ce tapis de débris ou “mulch” permet de ne pas laisser le sol nu, limitant de ce fait l´érosion hydrique et empêchant le soleil de taper directement. En amendant la terre avec les cendres et le compost issus de la cuisine, la parcelle conserve quasiment toute sa matière organique.

Nous essayons alors de mettre en place des cultures le plus diversifiées possibles. Cela est vrai au niveau des strates de végétation, des espèces cultivées et des variétés employées. Par exemple, un grand arbre, si possible fruitier (agrumes, manguiers, taloma..), abrite un sous bois de bananiers, caféiers et théiers avec au sol des espèces d´ombre, généralement des tubercules. Au sein des espaces plus ouverts, on peut semer du maïs, du manioc de l´amaranthe et autres espèces locales.  

Nous en venons au deuxième objectif majeur de ce centre de permaculture. Protéger l´énorme diversité végétale de cette zone entre Andes et Amazonie. Et cela passe aussi par les espèces domestiquées qui tombent peu à peu en désuétude au profit du blé et du riz accompagnant magnifiquement les poulets de batteries servis dans les restaurants d´Apolo ou d´ailleurs. Pasangalla, watasara, kulis, llutu yuyu, qoimi, chillitotomate, papa mocona… ne manquent pas les espèces utilisées dans ce coin du monde.

     
Il s´agit également de protéger la biodiversité au niveau infraspécifique. Autrement dit de diversifier au maximum les variétés au sein d´une même espèce. Nous recensons par exemple sur le terrain de Bruno pas moins de 14 variétés de maïs. Vous devez peut être connaître les chiffres de la perte des varietés de riz en Chine. De mémoire, ces varietés se comptaient en centaines voire en milliers il y a encore 50 ans. Aujourd´hui, moins d´une dizaine de varietés assurent l´essentiel de la production chinoise. Auparavant, chaque vallée avait ses spécificités, au niveau des semences comme du savoir faire. Aujourd´hui tout le monde est client d´un géant de l´industrie des semences, les mêmes qui produisent les tonnes de produits chimiques déversés en quantité sur les cultures, contaminant joyeusement les sols et les nappes phréatiques. La France est experte dans le domaine, merci à la FNSEA et à ses complices.

  Avec toute cette diversite de porotos, il va falloir envisager de creer un cassoulet local!

Je m´éloigne un peu, comme à mon habitude. Pour revenir à mon contexte local, ce centre expérimental doit à terme s´étendre. En faisant la preuve que l´on peut exploiter la terre sans l´appauvrir, on peut convaincre les populations locales qu'il serait difficile d'accabler. Pauvres, peu éduquées et ancrées dans des traditions dépassées dumoins au niveau agricole, je pense que beaucoup n'attendent que cela, opter pour des techniques plus respectueuses de la nature mais qui assure l'essentiel, manger!

Il sera alors temps d´envisager de créer des fermes de ce type à différentes altitudes, dans différentes vallées, et amplifier ainsi le nombre de variétés utilisées garant d´une agriculture vraiment durable.

Si cela se réalise, que nous n´avons plus besoin d´empiéter sans fin sur la forêt, un énorme chantier pourra s´installer. Restaurer la fertilité des sols sur les zones érodées et permettre petit à petit à la forêt de regagner du terrain. Et la cela devient vraiment passionant!

Il faut bien rêver un peu…

Par Pedro Gringo
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Lundi 1 décembre 2008

      Je comptais vous publier un petit article mais le texte que j´avais préparé sur un autre ordi ne veut pas s´ouvrir ici... vous y aurez droit un peu plus tard en compagnie de textes choisis...

 

En attendant, trois illustrations de cet article.

Tout d´abord une vue depuis les sommets de Santa Cruz au milieu d´étendues déboisées. On dirait un peu les contreforts pyrénéens du coté espagnol... A la base, il s´agissait de forêt s´il était besoinde préciser.

 

Ensuite Bruno au milieu de son champ, on aperçoit du maïs, des ananas, des bananiers, de l´Aloe Vera et des arbres fruitiers dans le fond.

Enfin, pourquoi la forêt laisse la place à des prairies-garrigues.

Plus d´explications depuis un ordi plus moderne  dans une semaine environ depuis La Paz avant de repartir pour Lima via Cusco.

 

             J´y retourne encore un peu en attendant.

En vous embrassant.

Par Pedro Gringo
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Lundi 24 novembre 2008

Voici un menu typique que nous dégustons à Santa Cruz.

La plupart des végétaux sont produits sur le terrain de Bruno (en italique)

 

En apéritif, un petit verre de Chicha (maïs et différentes plantes fermentées) ou de vin d´orange

 

Soupe de maïs (polenta) délicatement aillée

Manioc et Rakacha (un tubercule local au gout de carotte-céleri) frits dans de la graisse de lama

Quelque tranches de fromage de la puna avec sa petite tomate

 

Pour le quatre heures,un bon verre de jus d´oranges avec quelques limes

et puis quelques bonnes bananes ou papayes du voisinnage...

 

Nous aurons bientôt quantité de bananes bien mures mais en attendant nous les achetons au village pour la modique somme de 6 bananes pour un boliviano, soit 60 pour un euros.

Et encore, la fois précédente, au vu de leur petite taille, nous avons eu droit à 70! Et il faut voir la qualité...

Sur le Boulevard Haussmann ou à Val d´Europe, vous en auriez eu 2 ou 3!

 

Alors un bon point à Sabine dont ses 50 bananes et son kilo de chou rajouté dans la balance ont ravi Philippe Risoli et son jury d´experts!..

Je vous conseille son blog, mettez un bon pull (orange de préférence) et c´est parti pour l´Estonie!

  http://sabinedanemark.over-blog.com/

 

Voila les amis.

Bon appétit et vive la tartiflette!

Par Pedro Gringo
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Vendredi 14 novembre 2008
Un nouveau petit jeu...

A votre avis, dans le village de Santa Cruz, avec 10 Bolivianos (soit un euro symbolique) combien de bananes peut on acheter?

Je précise que l´âge du capitaine n´influence aucunement la maturation desdites bananes...
Par Pedro Gringo
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